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Livre sur la place
L'animal n'a rien d'humain
Une mise au point sur une confusion occidentale
Clin d'oeil : un chien coiffé d'un chapeau orne la couverture du livre d'entretiens que Patrice de Plunkett, le journaliste, ex-patron du « Fig Mag », a eus avec Jean-Marie Meyer, qui enseigne la philosophie et l'éthique. Titre : « Nous sommes des animaux mais on n'est pas des bêtes ». Objectif : en finir avec la « confusion des sentiments » qui règne en Occident, où l'on a tendance à ne plus faire de différence entre le monde animal et le monde humain. « Je suis très chien », se défend l'interviewer, propriétaire d'un berger des Pyrénées femelle, « intelligent, affectueux et drôle ». « Et je ne suis pas zoophobe, tout au contraire », ajoute-t-il. Mais sa chienne reste à sa place : « Quand on traite un animal comme un égal », dit-il, « on va vers l'accident ». Autre danger : l'animal comme compensation affective. C'est le cas dans les villes, chez les jeunes célibataires. « L'homme ne sait plus qui il est, donc, il ne sait plus ce qu'est l'animal », souligne le philosophe. D'où ce phénomène de société, cette « obsession animalière » qui rapporte des centaines de millions d'euros à ceux qui savent en profiter. Dernières folies en date : la danse pour chiens ou les fausses testicules pour chiens castrés. Les animaux n'ont pas de droits, assènent les auteurs, sinon que l'homme se doit de ne pas être cruel avec eux. Et ils rappellent que seul le code hitlérien en 1934 avait donné des droits à l'animal... « Nous sommes des animaux mais on n'est pas des bêtes », de Jean-Marie Meyer et Patrice de Plunkett, Presses de la Renaissance, 236 pages, 118 €.
19/09/07
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